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Vulgarisation scientifique :

Carte ancienne avec tracés géométriques et repères astronomiques
Carte et schémas anciens : comprendre le ciel, c’est aussi transmettre le savoir.

Transmettre la science au-delà des savants

Nicole-Reine Lepaute n’était pas seulement une brillante calculatrice : elle a aussi joué un rôle essentiel dans la transmission du savoir scientifique au XVIIIe siècle. Son travail ne se limitait pas aux savants : il permettait à un plus large public — ingénieurs, navigateurs, artisans ou simples curieux — de comprendre et d’utiliser les principes de l’astronomie.

L’un de ses apports majeurs fut sa participation au Traité d’horlogerie, écrit avec son mari Jean-André Lepaute. Dans cet ouvrage, la précision du temps et la mécanique des horloges sont expliquées grâce à des notions issues de l’astronomie. Ce lien entre la science du ciel et le quotidien représente une forme précoce de vulgarisation scientifique : rendre la science utile et concrète.

Nicole-Reine contribue également à la rédaction des éphémérides astronomiques, véritables calendriers célestes utilisés par les marins et observateurs. En organisant les données des planètes et des étoiles, elle facilite la compréhension des mouvements célestes par des personnes extérieures au monde académique.

Enfin, par sa présence dans un domaine réservé aux hommes, elle a popularisé la figure féminine dans la science. Sans écrire de livre grand public, elle a inspiré d’autres femmes à poursuivre la voie des mathématiques et de l’astronomie.

L’astéroïde “Lepaute” et la fleur

Montage : une fleur et un portrait de Nicole-Reine Lepaute
Hommages symboliques : la mémoire scientifique passe aussi par des noms et des images.

La rose du Japon découverte par le naturaliste Philibert Commerson est nommée “Hortensia” en l’honneur de la première femme astronome française. Hortense Lepaute (1723–1788) est une mathématicienne de génie : pendant plus de six mois, du matin jusqu’au soir, elle calcule la date de retour de la comète de Halley, à une époque où cela semblait presque impossible.

Dans l’ombre de ses collaborateurs, Clairaut et Lalande, elle contribue à leur renommée, mais est trop souvent oubliée lorsque les travaux sont publiés. Ce silence est au cœur de l’effet Matilda.

« Rendre la science simple, c’est la rendre humaine. »

— Conclusion (maquette Matilda)